La transpiration excessive sous les aisselles est un véritable problème médical. Sur cette page, vous découvrirez ce qui la provoque et les options disponibles.
Le problème
De klacht
Reconnaissez-vous ces taches humides sur votre chemise avant même d'avoir franchi la porte, quel que soit le temps ou votre niveau de calme ? La transpiration excessive des aisselles, appelée hyperhidrose axillaire en termes médicaux, est plus qu'une simple transpiration abondante. Les glandes sudoripares sous vos aisselles sont hyperactives et continuent de produire sans qu'il y ait besoin de chaleur ou d'effort. C'est gênant, mais c'est un problème connu et traitable, pas une question d'hygiène ou de volonté.
Mogelijke aanpak
Une approche possible de l'hyperhidrose axillaire consiste en des injections de toxine botulique dans la peau de l'aisselle. Le produit inhibe temporairement les signaux nerveux vers les glandes sudoripares, ce qui réduit la production de sueur dans la zone traitée. La pertinence de ce traitement dépend de votre situation et sera d'abord évaluée lors d'une consultation.
Je ne traite la transpiration des aisselles qu'après avoir vérifié ensemble qu'il n'y a pas de cause sous-jacente et que des mesures plus simples, comme un antitranspirant plus fort, ont déjà été essayées. La toxine botulique est une intervention temporaire et locale, pas une solution définitive.
Transpirer est normal et sain : c'est la façon dont votre corps régule sa température. En cas d'hyperhidrose axillaire, la production de sueur au niveau des aisselles est toutefois indépendante de ce besoin. Vous transpirez alors même dans une pièce fraîche, au repos ou sous un léger stress, souvent si abondamment que les vêtements deviennent visiblement mouillés. Beaucoup de personnes adaptent leur comportement : choisir des vêtements sombres ou amples, porter deux t-shirts, garder les bras près du corps ou éviter les situations où elles se sentent vulnérables.
On parle d'hyperhidrose primaire lorsque la transpiration excessive est isolée, commence généralement à un jeune âge, apparaît de façon symétrique des deux côtés et disparaît typiquement pendant le sommeil. En cas d'hyperhidrose secondaire, il existe une cause sous-jacente, par exemple un problème thyroïdien, des changements hormonaux, certains médicaments ou des sueurs nocturnes. Cette distinction est importante, car la bonne approche diffère.
Dans l'hyperhidrose axillaire primaire, la cause réside dans des signaux nerveux hyperactifs vers les glandes sudoripares, sans que les glandes elles-mêmes présentent un problème. Il existe souvent une prédisposition familiale. Le trouble n'est donc pas la conséquence d'une mauvaise hygiène ou de la nervosité, même si le stress peut renforcer la transpiration.
Une consultation est indiquée si la transpiration gêne votre vie quotidienne, votre travail ou vos contacts sociaux, si de simples antitranspirants ne suffisent pas, ou si la transpiration est apparue soudainement, ne touche qu'un côté, survient la nuit ou s'accompagne d'une perte de poids, de fièvre ou de palpitations. Dans ce dernier cas, nous recherchons d'abord une éventuelle cause sous-jacente avant d'envisager un traitement local. Être honnête sur les limites en fait partie : parfois, une orientation vers le médecin généraliste ou un autre spécialiste est la bonne étape.
Il n'existe pas de solution unique qui convienne à tout le monde. Le choix dépend de la gravité, de ce que vous avez déjà essayé et de votre état de santé général. On procède généralement du plus simple au plus invasif.
Si les premières étapes donnent des résultats insuffisants, la toxine botulique peut être une option. Le produit est administré par petites injections superficielles dans la peau de l'aisselle (intradermique). Il y bloque temporairement les impulsions nerveuses qui commandent les glandes sudoripares, ce qui réduit généralement nettement la production de sueur dans la zone traitée. C'est un traitement local ciblé : les glandes ailleurs dans le corps continuent de fonctionner normalement, de sorte que votre corps peut continuer à réguler sa chaleur normalement.
Vos terminaisons nerveuses libèrent normalement un neurotransmetteur qui incite la glande sudoripare à transpirer. La toxine botulique interrompt temporairement cette transmission. L'effet est donc réversible : à mesure que les terminaisons nerveuses se rétablissent, la production de sueur revient progressivement. C'est pourquoi un retraitement est nécessaire pour maintenir le résultat. L'effet est généralement perceptible en 3 à 7 jours et dure habituellement plusieurs mois, souvent de l'ordre de 4 à 9 mois, bien que cela varie fortement d'une personne à l'autre.
Le traitement peut être utile lorsque la transpiration excessive des aisselles vous gêne et que des mesures plus simples sont insuffisantes, et lorsqu'une cause sous-jacente a été exclue. La toxine botulique n'est généralement pas indiquée pendant la grossesse ou l'allaitement, en cas de certaines affections neuromusculaires, d'infection ou de problème cutané au niveau de l'aisselle, ou d'hypersensibilité connue au produit. Si une cause secondaire est en jeu, nous nous concentrons d'abord sur celle-ci. Lors de la consultation, je passe en revue vos antécédents médicaux et vos médicaments pour vérifier si c'est un choix raisonnable pour vous.
Tout commence par une consultation. Nous discutons de votre plainte, depuis quand elle existe, ce que vous avez déjà essayé et s'il y a des signes indiquant une cause sous-jacente. Nous déterminons ainsi ensemble si un traitement est approprié et, le cas échéant, lequel. Si vous optez pour la toxine botulique, les zones qui transpirent le plus sont délimitées, puis les petites injections sont réparties sur la peau de l'aisselle. La séance elle-même dure généralement de 15 à 30 minutes. Les piqûres sont superficielles ; une crème anesthésiante est optionnelle. Vous pouvez généralement reprendre votre journée ensuite. Il est préférable d'éviter le sport intensif, le sauna et la chaleur pendant les premières heures. Le coût d'un traitement est discuté lors de la consultation, adapté à votre situation.
Les effets secondaires sont généralement légers et temporaires : légère sensibilité, rougeur ou ecchymose aux points d'injection. Parfois, le corps déplace la régulation thermique vers d'autres zones, ce qui peut entraîner temporairement une transpiration un peu plus importante ailleurs. Les effets plus rares et la manière dont nous les suivons sont discutés au préalable. Soyez conscient de la limite : il s'agit d'un traitement temporaire qui peut réduire la transpiration dans la zone traitée, pas d'une guérison ni d'une garantie que vous ne transpirerez plus jamais. La réaction de votre corps varie d'une personne à l'autre.
La toxine botulique n'est pas la seule voie et certainement pas toujours la première. Pour beaucoup de personnes, un antitranspirant plus fort, l'iontophorèse ou, en concertation, des médicaments constituent une solution appropriée. Dans les cas tenaces, il existe d'autres options médicales qui nécessitent une évaluation spécialisée. La voie la plus pertinente dépend de votre plainte et de vos attentes ; nous les pesons ensemble lors de la consultation.
Le Dr T explique
En cas de transpiration axillaire, je n'injecte pas le produit dans un muscle mais très superficiellement dans la peau, précisément là où se trouvent les glandes sudoripares. La toxine botulique y interrompt temporairement l'influx nerveux qui déclenche la sudation. Comme l'organisme régénère progressivement ces terminaisons nerveuses, l'effet est temporaire et la transpiration revient après un certain temps. Ailleurs dans le corps, la régulation de la transpiration continue de fonctionner normalement, de sorte que votre thermorégulation reste intacte.
Dr. Thierry De Smedtmédecin esthétique, Gand
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